MOI JE - Autobiographie de Dieu

MOI JE - Autobiographie de Dieu

12,00 €Prix

​Le tout premier livre de sous-développement personnel pour devenir une bien pire version de soi-même. 

Chers Lecteurs vous n’en reviendrez pas et pourtant il est là, enfin, parmi nous. Le seul, l’unique, l’impénétrable, l’inconcevable Dieu, Edmond de son prénom. Il faut le croire pour pouvoir le lire et le voir.

Sinon, inutile d'acheter son étonnante et décapante autobiographie.

La main de Dieu tient ferme le stylo de l’ego pour vous raconter une histoire unique entre rires et larmes.  

À qui veut l’entendre, et désormais le lire dans toute sa vérité profonde, bienvenue sur l’autre livre,

celui de sa grande révélation, celui de Moi Je, Celui d'Edmond Dieu - comptable le jour et prophète la nuit.

Roman illustré - Public Adulte -

Comédie - Dramatique, ironique et poétique

 

"Sébastien Miro a bien du talent (...) Bien qu'en 3 chapitres comme un roman, c'est aussi une comédie dramatique qu'on imagine fort bien jouée sur scène. Plein d'humour, de jeux de mots, d'approximations, le texte est alerte et rebondit de façon inattendue, parfois incongrue et poétique. Un peu comme du Raymond Devos ou du Boris Vian (...)". MAGAZINE L'ART- VUES

  • EXTRAIT

    CHAPITRE 1
    GENESE

     

     

    « Je suis Dieu. »

    Pourtant, pas plus tard qu’hier, mon psychiatre docteur Travers m’a certifié le contraire. Cet imbécile n’est visiblement pas conscient de mon statut d’icône.

    « Une rechute, ressaisissez-vous bon Dieu ! me rétorque le psy.

    — Pour qui vous prenez vous ? je m’emporte alors. Me dire, à moi, la diva du divan, que je ne suis pas l’Être suprême et tout puissant ? Honte à vous ! Prescrivez-vous un cerveau, ignorant !
    Il existe sur cette Terre bien trop d’individus qui ne doutent de rien, c’est dingue. »

    Même vous lecteurs vous n’en revenez pas et pourtant je suis là, enfin, parmi vous. Le seul, l’unique, l’impénétrable, l’inconcevable Dieu, Edmond de son prénom. Comptable le jour et Prophète la nuit. Il faut le croire pour pouvoir le lire et le voir. Sinon, inutile de tourner la page.

     

    1

    Je suis Divin, illuminé, il m’a fallu beaucoup de temps pour l’accepter, ce fut un long et douloureux chemin. Cette évidence enfouie en moi depuis des millénaires m’a foudroyé, l’eau de mon bain s’est séparée en deux, la mousse s’est démultipliée, certains diront que je me fais mousser, mais je les méprise, avant de les anéantir prochainement, tous ces sbires. Moi Je, Edmond, que vous avez eu tant de mal à trouver, il ne faut pas trop le chercher. Les conséquences risquent fort de vous déplaire. Il faudra vous y faire, je suis bel et bien là suite à vos trop nombreux messages et pénibles prières, ma boite vocale a rendu l’âme. Je descends pour vous parler de vive voix, pas certain toutefois que ce soit une bonne nouvelle. Ma présence et mes réponses détonantes vont vous transformer à jamais, ou vous réduire expressément à l’état de poussière bien avant l’heure.

    La main de Dieu tient ferme le stylo de l’ego. À qui veut m’entendre, et désormais me lire dans toute ma vérité profonde, bienvenue sur l’autre livre, celui de ma grande révélation, celui de Moi Je, Edmond Dieu.

    « Hey Dieu, tu descends ? demande la Plèbe.

    Ok ! Je viens, je vois, et je vous conque* les gars ! » leur ai-je répondu.

    *veni, vedi, vici dans le texte original.

     

    2

    On me rit au nez, on me demande des preuves. Vous voulez des preuves, pauvres fous ? Ainsi, pas plus tôt arrivé, je passe déjà en prime time à la télé. Une ascension fulgurante et désintégrante.

    « Bonsoir, le Grand Débat Monologue qui vous passionne a enfin lieu en direct, ce soir, sur France Dieu en partenariat avec Ange Dimanche, dit l’angenimatrice. Trois heures de débat de fonds et de tréfonds avec au sommaire une première partie sur le thème du MOI JE, une seconde partie sur celui du MOI JE et, enfin, l’ultime partie de conclusion sur la question du MOI JE afin de diversifier le contenu de cette émission d’ores et déjà palpitante, vous en conviendrez. Edmond Dieu, merci d’avoir accepté notre invitation. Je débuterai cette interview débat confession par une première question très directe : T’es qui toi ?

    — Chère Madame, depuis que je suis en âge de comprendre le monde qui m’entoure, je me coltine crises d’angoisse, attaques de panique, spasmophilie, tétanie, stress post traumatique, anxiété généralisée et dépression. Je suis Dieu. Trop lourd à porter. Ainsi, inévitablement, je somatise, je n’y peux rien. Vous ne vous rendez pas compte à quel point ma situation est inextricable. La responsabilité, le poids sur les épaules, la culpabilité qui ronge inlassablement. Toujours ma faute, au final, l’avez-vous remarqué ? C’est charmant comme attention. Jamais la vôtre, jamais vous ne vous remettez en question, je suis le grand coupable, tout est de mon fait, évidement, merci du fond de mon cœur meurtri. Il n’y a pas si longtemps encore, j’étais mélancolique sous neuroleptique, pour oublier ma condition. Je vais beaucoup mieux aujourd’hui, j’ai tout compris de mon histoire sacrée salée, de mes origines, de ma destinée. Juste besoin d’un peu de passiflore et de valériane pour me calmer ; je ne bois plus que du décaféiné ; le sport a remplacé la fumette, l’alcool est aux oubliettes. » Effectivement, j’ai travaillé sur moi-même : mon Dieu intérieur a fait une bonne psychothérapie avec tout l’argent de la quête. Beaucoup mieux dans ma peau, je ne jure et ne crois radicalement plus qu’en l’hypnose, la kinésiologie, la phyto, la médecine énergétique, la méditation, la constellation familiale, la thérapie brève, le pouvoir de l’intention et l’instant présent pour survivre dans ce monde peuplé d’âmes toxiques et déséquilibrées. Docteur Travers n’a cessé de me répéter : « Aimez-vous vous-même nom de Dieu ! Ce satané manque d’amour, de respect et d’estime de soi n’est plus possible ! Tenez, avalez ces cachets, ils sont pleins d’amour. Étouffez-vous avec ! » Figurez-vous que je l’ai écouté, ce cher mais remboursé docteur ; j’ai suivi à la lettre ses recommandations. Cela n’a pas été immédiat. Beaucoup de larmes de désespoirs et de colères ont coulé, mais je peux le dire désormais : je me love, je m’apprécieux chaque jour un peu plus intensément.

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